Lutte contre l’antibiorésistance : bioMérieux déploie une stratégie à 360°
Sponsorisé par Biomerieux FranceResponsable de plus d’un million de décès chaque année dans le monde, l’antibiorésistance est l’un des défis majeurs de santé publique du XXIᵉ siècle. Pour y faire face, bioMérieux propose une approche intégrée associant innovations diagnostiques, outils numériques et intelligence artificielle (IA).
- 1. L’antibiorésistance, une menace mondiale
- 2. Une stratégie nationale structurante
- 3. Le numérique, accélérateur de la lutte contre l’antibiorésistance
- 4. L'ère du diagnostic augmenté
- 5. bioMérieux au cœur d’un écosystème d’innovation
- 6. Des technologies au service des équipes et des patients
- 7. Construire ensemble les antibiogrammes de demain
L’antibiorésistance, une menace mondiale
L’antibiorésistance représente aujourd’hui une menace sanitaire majeure : en 2021, elle a causé plus d’un million de décès dans le monde, et près de cinq millions si l’on inclut les morts associées1. En Europe, elle entraîne 35 000 décès annuels, dont 12 500 en France, et son impact économique pourrait dépasser 11,7 milliards d’euros par an d’ici 2050. À cet horizon, le nombre de décès directs pourrait atteindre près de 2 millions dans le monde, dont 390 000 au sein de l’Union européenne2. Dans ce contexte, préserver l’efficacité des antibiotiques n’est plus une option : c’est une urgence sanitaire mondiale et un enjeu de terrain pour chaque établissement de santé.
Une stratégie nationale structurante
La feuille de route interministérielle 2024–2034 fixe les grandes orientations nationales pour renforcer la lutte contre l’antibiorésistance. Fondée sur l’approche « Une seule santé », elle organise sur dix ans une action coordonnée pour diminuer la consommation d’antibiotiques, renforcer la surveillance, la recherche, la formation et la coordination, et diffuser les bonnes pratiques. Son déploiement s’appuie sur les réseaux CPias, CRAtb ainsi que sur RESAPATH, ÉcoAntibio et les programmes de bon usage des antibiotiques. Si la consommation d’antibiotiques en ville avait reculé de 6,5 % entre 2022 et 2023, les données 2024 montrent un rebond avec une hausse de 4,8 % des prescriptions, retrouvant des niveaux proches d’avant-Covid3. Un rappel que la vigilance reste essentielle, alors que cette progression pourrait encore renforcer l’antibiorésistance.
Le numérique, accélérateur de la lutte contre l’antibiorésistance
Dans la continuité de cette stratégie nationale, les établissements de santé renforcent leurs actions et s’appuient de plus en plus sur le numérique. D’après une enquête nationale menée avec la société d’études Praxis en 20234, un quart des professionnels de santé utilise déjà des outils numériques pour réviser les prescriptions d’antibiotiques, et un tiers prévoit de le faire d’ici deux ans. La dynamique est similaire en prévention et contrôle des infections : 43 % des établissements disposent d’outils dédiés et 21 % prévoient s’équiper. Cette transition technologique s’accompagne d’évolutions organisationnelles : 87 % des répondants ont engagé ou finalisé des changements structurels. Un mouvement qui pourrait, à terme, renforcer efficacement la lutte contre l’antibiorésistance.
L’ère du diagnostic augmenté
Cette mutation numérique accélère aussi l’essor du diagnostic augmenté : l’enjeu n’est plus simplement de collecter des données, mais de les transformer en leviers d’action. C’est précisément ce que permet une solution comme MAESTRIA™, développée par bioMérieux. Cette plateforme numérique convertit les données brutes des laboratoires en informations immédiatement exploitables pour la décision clinique et la surveillance en temps réel. MAESTRIA™ centralise les résultats du laboratoire et les présente sous forme d’indicateurs clés, offrant ainsi un pilotage plus clair et plus réactif des hémocultures.
Exergue : « Les laboratoires produisent, génèrent de plus en plus de données microbiologiques brutes. Bénéficier d’un logiciel qui permet de les retraiter, de les analyser est un atout pour les laboratoires et la santé des patients » Dr Gisèle DEWULF, cheffe du service de microbiologie – Centre Hospitalier de Valenciennes
bioMérieux au cœur d’un écosystème d’innovation
L’innovation chez bioMérieux ne se limite pas à ses solutions logicielles. L’entreprise s’appuie aussi sur un vaste écosystème de partenaires scientifiques, technologiques et hospitaliers, comme le CH de Valenciennes, engagé dans la diffusion des bonnes pratiques avec la Fresque de l’Antibiorésistance®, ou l’IHU Prometheus, qui intègre l’IA dans ses travaux sur les résistances. Elle collabore aussi avec Mila, institut de référence en IA, pour développer des modèles exploitant les données génomiques afin d’anticiper les résistances bactériennes. Enfin, avec Oxford Nanopore Technologies, bioMérieux explore le séquençage en temps réel pour accélérer et affiner l’identification des agents infectieux.
Des technologies au service des équipes et des patients
Cet écosystème d’innovation se déploie également dans le quotidien des laboratoires et au plus près du patient. Les progrès de l’automatisation et de l’analyse avancée renforcent la réactivité des équipes : PhenoMatrix™ facilite l’interprétation des cultures grâce à l’IA, et LUMED™ soutient le bon usage des antibiotiques. Dans le même temps, la biologie délocalisée gagne du terrain grâce à des dispositifs portables et connectés qui fournissent des indicateurs fiables en quelques minutes. La surveillance épidémiologique en temps réel s’appuie désormais sur TRENDS™, intégré au logiciel FIREWORKS™, qui consolide et analyse instantanément les données microbiologiques pour détecter les signaux précoces et suivre l’évolution des pathogènes. Un exemple récent venu des États-Unis montre l’impact de cette technologie : les données anonymisées issues du test BIOFIRE® ont permis d’identifier très en amont l’augmentation des cas associés à un nouveau variant grippal5. Une démonstration concrète de la capacité de TRENDS™ à anticiper les évolutions épidémiques.
Construire ensemble les antibiogrammes de demain
Parce que la lutte contre l’antibiorésistance repose aussi sur une expertise partagée, bioMérieux a lancé une enquête nationale auprès des utilisateurs du système VITEK®2 afin de co-construire les nouvelles cartes d’antibiogramme, plus adaptées aux besoins du terrain. Cette démarche auprès des biologistes vise à optimiser la sélection des antibiotiques intégrés dans les cartes pour répondre aux besoins réels de routine des laboratoires et aux recommandations scientifiques, à garantir une couverture plus représentative des profils de résistance rencontrés en France et à renforcer la pertinence clinique des résultats d’antibiogramme.
3Santé publique France, 18 novembre 2025
