Biologie délocalisée ? Ça se discute !
Jérémy Guenezan, médecin urgentiste, responsable adjoint de l'équipe des urgences du CHU de Poitiers et chef des urgences de Châtellerault et de Loudun, est intervenu dans le cadre du Forum des maladies respiratoires organisé par Abbott le 16 octobre 2025, à Paris Clichy. Il a donné sa vision de la biologie délocalisée et mis en lumière les questions qui restent en suspens.
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« On ne peut pas parler de biologie délocalisée si l'on n'est pas au moins deux autour de la table »
« J'ai un parti pris pour la biologie délocalisée, parce que je pense que cela fait partie des outils qui, bien utilisés, peuvent améliorer le parcours aux urgences. Je pense notamment que l'on sous-estime l'impact du fait de disposer du statut virologique du patient avant qu'il ne soit hospitalisé », entame d'emblée le spécialiste.
En pratique, actuellement, de quelle manière la biologie délocalisée est-elle employée ? Pour Jérémy Guenezan, il existe presque autant de stratégies que d'hôpitaux : « Cette situation s'explique par le fait que l'intérêt de la biologie localisée n'est finalement pas de donner une réponse unique, mais de s'adapter aux différentes organisations. Au CHU de Poitiers, par exemple, il y a 37 % de chambres doubles. Dans ce contexte, le fait de dépister large pour...
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