Vaccins bivalents : pas de sur-risque d’évènements cardiovasculaires graves

Cette étude pharmaco-épidémiologie a été publiée le 29 mars 2023 dans le New England Journal of Medicine (NEJM). Elle a été menée par le groupement d’intérêt scientifique ANSM-Cnam en épidémiologie des produits de santé EPI-PHARE à partir des données du Système national des données de santé (SNDS). Entre le 6 octobre et le 9 novembre 2022, en France, 1 148 036 personnes âgés de 50 ans et plus ont reçu une dose de rappel, avec le vaccin Comirnaty monovalent ou l’un des vaccins Comirnaty bivalents (celui ciblant le SARS-CoV-2 original et le sous-lignage Omicron BA.1 ou celui ciblant le SARS-CoV-2 original et les sous-variants BA.4 et BA.5). Après appariement sur le jour d’administration du vaccin, 470 962 personnes ont été inclues dans l’étude dont 20.6% avaient reçu le vaccin Comirnaty monovalent et 373 728 79.4% l’un des vaccins Cominarty bivalent. Cette étude montre qu’« aucune augmentation du risque d’accident vasculaire cérébral ischémique, d’accident vasculaire cérébral hémorragique, d’infarctus du myocarde, d’embolie pulmonaire, ni des quatre événements combinés n’a pu être mise en évidence dans les 21 jours suivant l’administration d’un vaccin bivalent Comirnaty en comparaison avec l’administration du vaccin monovalent ». EPI-PHARE avait montré dans des études précédente l’absence de lien entre les vaccins monovalents à ARN messager et le risque d’évènements cardiovasculaires graves (hors myocardites). « La poursuite de l’utilisation des vaccins bivalents à ARNm contre le Covid-19 est confortée par ces résultats rassurants » concluent les auteurs.