Les indications des test RT-PCR salivaires en cours de ré-évaluation

La perte de sensibilité des tests RT-PCR sur prélèvement salivaire serait de 2 à 11% par rapport aux tests sur prélèvements nasopharyngés, selon une méta-analyse incluant 64 essais qui regroupent 18 931 patients, menée récemment par la HAS (Haute Autorité de Santé). « Ces résultats permettent d’envisager un élargissement des indications de ces tests » indique la HAS, qui publie un nouvel avis sur leur performance. En effet, jusqu’à présent, les tests RT-PCR sur prélèvements salivaires sont recommandés chez les personnes symptomatiques chez qui le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible, selon l’avis du 18 septembre 2020. Ces nouveaux résultats ont permis d’établir un nouveau consensus : si jusqu’à présent, en cas de désaccord entre deux tests RT-PCR, l’un salivaire, l’autre nasopharyngé, le second devait être retenu, la HAS estime à présent que dès lors qu’un des deux tests détecte la présence du virus, la personne est considérée comme infectée. « Si la méta-analyse est encourageante, elle met aussi en avant d’importants problèmes d’hétérogénéités de ces tests qui ont été soulignés par le groupe de travail » prévient la HAS. En conséquence, cette dernière a mis en place un nouveau groupe de travail en vue de publier un avis dédié sur un élargissement des indications de ces tests dans les prochaines semaines. Par ailleurs, la HAS indique que l’obligation de contrôler les tests positifs par test salivaire RT-LAMP intégré (type EasyCov) est levée.

NBS