La biologie au cœur du dépistage du cancer du col de l’utérus

L’arrêté, publié le 15 août au Journal Officiel, abroge celui du 5 mai 2018. La cytologie sur frottis cervico-utérin était jusqu’alors le principal outil de dépistage recommandé et le reste chez les femmes asymptomatiques entre 25 et 29 ans.
L’arrêté du 30 juillet précise que « dans le cadre du programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, les examens de dépistage sont constitués d’un examen cytopathologique de dépistage effectué chez les femmes asymptomatiques entre 25 et 30 ans et d’un test de recherche de papillomavirus humains à haut risque (test HPV-HR) chez les femmes asymptomatiques à partir de 30 ans et jusqu’à 65 ans, réalisés à partir d’un prélèvement du col de l’utérus »
La cytologie était pourtant reconnue comme moins précise et le Syndicat des biologistes (SDB) l’estimait en 2018 responsable de « perte de chance pour 192 000 femmes sur cinq ans ». Désormais les biologistes se retrouvent au cœur du dépistage primaire du cancer du col de l’utérus. Le SDB note que l’obligation d’accréditation pour les structures ACP (Anatomie et cytologie pathologiques) est inscrite dans l’arrêté et applicable immédiatement.
Tous les professionnels de santé doivent s’impliquer afin d’élargir la cible des femmes dépistées, le but de l’arrêté étant de « rendre le dépistage plus facilement accessible aux populations vulnérables et/ou les plus éloignées du système de santé ».
Le SDB propose également « de remonter de manière centralisée l’ensemble des détections de HPV auprès des structures régionales de dépistage des cancers et des différentes agences nationales de santé » comme c’est déjà le cas dans le cadre des tests RT-PCR de dépistage du Sars-Cov2.
Une première victoire donc, même si un autre combat reste encore à mener. En effet, contrairement aux biologistes issus de la filière médicale, les biologistes médicaux issus du cursus de pharmacie n’ont toujours pas, à ce jour, l’autorisation de prélever des frottis.

PJ