Agir pour la prévention des maladies cardiovasculaires

« Le plus grand congrès de cardiologie au monde » déclare le professeur Barbara Casadei, présidente de la société Européenne de cardiologie. 4 500 abstracts accepté, 32 000 inscriptions, plus de 600 session, sont les chiffres clés de cette nouvelle édition. « Ce congrès l’occasion de créer un engagement fort envers la prévention des maladies cardiovasculaire » ajoute-t-elle, rappelant que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. « Il existe un potentiel énorme pour réduire le fardeau des maladies cardiovasculaires en mettant en œuvre ce que nous savons, en apprenant à le faire de manière rentable et en utilisant de nouvelles ressources pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques », prône la présidente de la Société Européenne de Cardiologie. Cyrielle Hariel, touchée par une malformation congénitale témoigne de l’importance de la prévention : « le médecin généraliste qui a détecté un souffle au cœur et m’a envoyé faire un bilan chez un cardiologue à 27 ans m’a sauvé la vie. Mais toutes les personnes atteintes de cette malformation n’ont pas cette chance » relate-t-elle. « En France, 400 personnes par jour peuvent mourir d’un accident cardiovasculaire » complète le Dr Stéphane Manzo-Silberman, porte-parole de la société européenne de cardiologie, Hôpital Lariboisière. Dégradation de la qualité de l’air, sédentarité, tabagisme – en particulier chez les femmes – sont autant de facteurs de risques de maladies cardiovasculaires. « L’investissement des professionnels pour la prévention est primordial » affirme le Pr Karen Sliwa, présidente de la Fédération mondiale du cœur, Afrique du Sud. C’est dans cette optique que s’inscrit l’événement grand public « le cœur de Paris bat plus fort », organisé avec la ville de Paris les 31 août et premier septembre. Au programme : formation aux gestes de premier secours, conférences d’experts, information des patients sur le dépistage (diabète, hypercholestérolémie…) et sensibilisation aux principaux facteurs de risque. « La ville de Paris est engagée dans la prévention des maladies cardiovasculaires et mène des actions depuis 2015 dans le cadre du plan Paris qui sauve » précise Anne Sourys, Adjointe à la Maire de Paris, chargée de la santé et des relations avec l’APHP.

NBS