Les syndicats militent pour l’implication des biologistes médicaux dans le dépistage et de la prévention

Cet entretien a été très positif pour le Syndicat et il semblerait, selon un communiqué du SDB, « que la légitimité du réseau des biologistes médicaux soit pris en compte et que leur volonté d’être intégrés aux actions de prévention lancées par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, aient été entendues. » François Blanchecotte, président du SDB, a rappelé que « pour les biologistes médicaux, la prévention est un thème central pour l’amélioration de la santé publique. N’oublions pas que prévenir une pathologie est le principe même du rôle du biologiste », a-t-il ajouté.

La prévention : une priorité pour la profession

Du fait de leur contact quotidien avec 500 000 patients, les biologistes médicaux soulignent « qu’ils se situent en première ligne pour faire passer les messages de prévention ». Et de citer en exemple des actions de prévention réalisés quotidiennement, telles que la réalisation d’un examen de biologie pour identifier une glycémie et anticiper son évolution vers un diabète ou la mesure de créatinine pour prévenir d’une maladie rénale.

Par ailleurs, le SDB mène de longue date des campagnes de prévention et de dépistages sur différentes pathologies comme le VIH ou le VHC. En 2018, une action de prévention sera menée par le syndicat et visible sur les écrans vidéo dans les salles d’attente des laboratoires de biologie médicale : https://vimeo.com/261444322/9374357915?idU=1

Des pistes pour une mise en œuvre rapide

Lors de cette rencontre avec M. Bourdillon, plusieurs axes ont été évoqués pour impliquer très concrètement les biologistes médicaux. Il a ainsi été notamment question de :

– Impliquer la profession lors de la semaine de prévention des maladies infectieuses en novembre prochain afin de consolider la base de données médicales ;

– Revoir les textes qui excluent inexplicablement les biologistes médicaux de l’usage des Tests rapides d’orientation diagnostique (Trod). Le ministère souhaitant développer le recours au Trod en matière d’hépatite C et B et de VIH, il apparaît préjudiciable, selon les syndicats, « de ne pas s’appuyer sur le réseau des experts du dépistage que sont les biologistes médicaux. »

La rédaction